Monsieur le Président Wade, le temps vous échappe !

Pape Mahawa Diouf, Consultant en communication, Secrétaire général Adjoint de l’UJTL
18/03/2009

Il est passé où le temps où l’on vous encensait d’être un président visionnaire moderne voire futuriste pour votre génération. Ah! cette époque où vous parliais de la jeunesse sénégalaise en disant: « mes jeunes! ». Alors que votre adversaire de l’époque avait commis l’outrecuidance de la qualifer de malsaine. Il était hors de son temps, le président Abdou Diouf, il avait perdu le pouls de son peuple.

A l’heure où vous appelez à son cloche et de tambours le monde de la culture négre à se regrouper dans notre capitale, nous sentons comme un air de nostalgie et d’anachronisme générationnel dans votre ton.

Mr le président, çà y est…vous n’entendez plus votre peuple et lui ne vous comprends plus, la rupture est bien consomée.
Le festival des arts négres oui bien sûr…négres! Comme si nous n’avions pas bougé depuis 30 ans. Un festival qui n’a jamais connu de réédition dans aucun pays du monde, refait surface chez nous. Et bien sûr nous devons tous applaudir à l’unissons derrière « Herr President » pour cette initiative d’exception.
Mais à quoi joue t-on?
Ce festival des arts négres fût-il important est le dernier signe de la perte du pouls du peuple et un signe alarmant des anachronismes d’un pouvoir avec des interrogations et des initiatives d’un autre temps. A l’heure ou le jeune sénégalais affrontent de la pire des manière son siècle mondialisé au cri de « Barçà wala Barssak », Mr Wade vous nous ramènez à vos propres démons d’une génération de colonosée.

Vous ne répondez plus à l’air du temps Mr le président.
Le festival des arts négres pour parler à la génération Obama? Pourquoi pas?
Mais, alors que l’on pense à contruire les idées de demain pour notre Sénégal.
Ce systéme politique ne convient plus et cela saute aux yeux que si nous continuons ainsi nous allons droit vers le gouffre. Quelles intitutions choisir? Quels modéles économiques proposer aux reste du monde alors que la crise à fini de réduire en cendre un systéme éssouflé et sans nouvelles ressources?

Notre pouvoir dépassé par son siécle à trouver la réponse: l’appel à grand tambour des arts et cultures négres, le népotisme politique, et surtout la déconstruction institutionnelle, avec comme seul projet garder le pouvoir pour 50 ans.
Mais Mr le Président, pourquoi faire? Pourquoi faire Mr le Président? Pour aller où? Pour quels projets de société? Pour quelle vision économique? Pour quel systéme politique?
Non aucune réponse à toutes ces questions. Juste, garder le pouvoir pour 50 ans! Quel domage…

Jusqu’où allons nous, peuple sénégalais, encore laisser faire sans rien dire?
Notre opposition politique « républicaine », à quelque exception prêt, continue de défendre son pain de classe, d’une oligarchie colonisée, complexée qui n’est la que pour défendre sa survie.
Alors arrivera un moment ou la génération « Barça wala Barssak » devra affronter celle dite « concrete » celle « colonisée » et toutes les autres qui prétendent mieux connaître son destin qu’elle, au moment où elle est déjà en train de la prendre en main.

Monsieur, il arrivera un moment où cette génération d’hommes décider ne sachant pas faire dans la bassesse, la tricherie, le raccourcis népotique, la corruption, cessera de vous laisser faire de ce pays un pays sans foi ni régle morale si ce n’est réussir et quelqu’en soit la manière et les régles.

De vaillants hommes et femmes épris de « Ngor », de « Jomm », du « jeuff Dieul » et autres de nos vrais valeurs qui ne vous demanderons jamais à genoux ce qui nous apparttient!
Pas plus que Serigne Touba n’a supplier à genous pour sa dignité d’Hommes cette génération ne vous supliera pas à vous, génération de « colononisé! » de ne pas reproduire sur vos propres enfants ce vous avez vécu.
Alors, attendez vous à une génération « Barça wala Barssak » sur la scéne politique, elle s ‘éveillera et sera visible comme on le voit tous les jours sur les plages de l’athlantique. Nous ne sommes pas une génération qui subissons sans dire mots notre destin.
C’est pourquoi, monsieur le Président, nous ne pouvons simplement nous contenter d’être négre!
Si vous voulez rattraper le temps Mr le président, prenez en bien conscience.

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